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Conseils pour acheter un vélo d’occasion

Mis à jour : 23 nov. 2020


Vous souhaitez acheter un vélo d’occasion mais vous n’y connaissez « pas grand-chose » ?


Cet article vous donnera les clés pour éviter les déconvenues.


Plutôt que de vous orienter vers un type de vélo ou une marque en particulier, je vous donnerai quelques conseils pour acheter un vélo d’occasion et avoir un minimum de mauvaises surprises une fois l’achat réalisé.


En effet, il arrive trop fréquemment que des personnes viennent à mon atelier

« Réparation vélo Toulouse » après avoir acheté un vélo d’occasion qui nécessite trop de frais pour rouler correctement.



« Beaucoup de personnes viennent me voir, ravis de leur achat puis déchantent lorsque le diagnostic tombe. »


Une question simple : achèteriez-vous une voiture d’occasion sans contrôle technique ?


A moins de s’y connaître en mécanique auto ou d’avoir le goût du risque, la réponse est non.


Pour un vélo, le contrôle technique n’existe pas.

Vous allez devoir le faire vous-même lors de l’achat et il y a quelques points à vérifier.


Tous ces conseils peuvent paraître élémentaires, logiques, ou très simplistes, mais je suis sûr qu’ils peuvent être utiles pour certains.

Point numéro 1 : Un vélo qui roule.


Acheter un vélo d’occasion ne veut pas dire acheter une épave qui ne roule pas, bien au contraire.

Un grand nombre de défauts se révèlent lors de son utilisation, même pour une personne qui n’y connaît rien en mécanique vélo.


Vous ne pouvez pas l’essayer ? Passez votre chemin.


Lors de votre essai, freinez, passez les vitesses, forcez sur les pédales, faites des zigzags, bref, lors de votre tour d’essai, réalisez un résumé de toutes les actions que vous ferez lors de vos trajets quotidiens.


Vous l’aurez donc compris, la base pour un vélo c’est de rouler.


Un exemple que j’ai eu dans mon atelier : un achat de vélo sans essai au préalable car le pneu arrière était crevé. « Rien de grave, un simple changement de chambre à air et vous roulerez direct », avait promis le vendeur.

En réalité, lorsque la chambre à air a été changée, le vélo avait des gros soucis qui n’étaient décelables qu’en roulant. Son prix après réparation a été multiplié par 3 pour être en état de rouler.


Autre exemple : le vendeur a dit à mon client « une pédale est manquante, elle s’est desserrée et je l’ai perdue lors d’un déménagement du vélo, mais ça ne coûte rien à changer ». Effectivement, un changement de pédale revient à 5 euros dans mon atelier et une paire de pédale d’entrée de gamme coute une quinzaine d’euros mais il faut savoir qu’une pédale ça ne se desserre pas si facilement d’elle-même et qu’il y a généralement un plus gros souci si un vélo n’a plus qu’une pédale.

Dans le cas cité, le pédalier du vélo nécessitait une grosse réparation pour pouvoir remettre une pédale, et la bonne affaire s’est transformée en très mauvais investissement.


La règle numéro 1, si vous n’y connaissez rien, c’est donc d’acheter un vélo qui roule.

Point numéro 2 : Un vélo qui freine


Dès les premiers tours de pédales, testez les freins. Vous permettent-ils de vous arrêter en toute sécurité ?


Si c’est oui, alors OK, on continue à pédaler pour tester.


Si c’est non, c’est une autre paire de manches.

Votre vendeur n’a pas les compétences pour régler des freins, ça se comprend mais un simple réglage de freins en atelier permettrait de vendre un vélo sécurisé sans que la réparation lui coûte trop cher.

Chez « réparation vélo Toulouse », le réglage des 2 freins coute 12€ et selon moi ce n’est pas à vous de le faire après avoir acheté votre vélo. En effet, il y a peut-être un autre souci plus grave qu’un simple réglage pour qu’on vous le vende comme ça. Pour moi c’est rédhibitoire. Votre sécurité en dépend et c’est indispensable. Revenez l’essayer quand il freinera.

Point numéro 3 : Une transmission qui fonctionne


La transmission est la partie essentielle d’un vélo, c’est ce qui lui permet d’avancer. Elle comprend la chaîne, la roue libre ou cassette (les vitesses à l’arrière), le pédalier et son boîtier.

Tous ces termes vous paraissent compliqués et vous avez peur de vous faire avoir sur ce point ?

Pas de panique, il y a des astuces très basiques pour savoir s’il y a un problème.


Lors de votre essai, forcez sur les pédales pour faire une accélération.

Si la chaîne semble dérailler à chaque fois que vous forcez, il y a de très fortes chances pour que la transmission soit HS et qu’un ou plusieurs éléments doivent ainsi être changés. Aucun réglage ne corrigera ce souci.


Faites ce test sur chacune des vitesses pour vérifier la totalité de la transmission.


A noter : vos vitesses peuvent être mal réglées, mais si elles passent quasiment toutes, c’est que vos dérailleurs et vos manettes fonctionnent. En général, un réglage ou un changement de câble et gaine suffira, et c’est peu onéreux.



« Prenez le temps de passer toutes les vitesses et d’écouter le bruit de votre vélo qui roule »

La dernière vérification de la transmission concerne le boîtier de pédalier. Prenez le temps d’écouter s’il y a un claquement répétitif lorsque vous pédalez. Si c’est le cas, il provient très certainement de ce boîtier


La meilleure façon de le tester consiste à prendre les manivelles du pédalier avec vos mains (Il s’agit de la partie sur laquelle sont vissées vos pédales) et d’essayer de les faire bouger de gauche à droite. Elles ne doivent pas bouger et il ne doit pas y avoir de jeu.



Si vous ressentez quelque chose qui claque ou un bruit qui n’a rien à faire là, mon conseil est de ne pas faire affaire car un bruit ne disparaît pas par magie, et bien souvent il s’accentue.


A ce niveau vous avez quasiment terminé votre inspection

Point numéro 4 : Des roues rondes


Ce point consiste à vérifier que les roues tournent rond et sans voile.

Levez votre vélo et faite tourner la roue dans le vide. Si elle tourne normalement sans faire de zigzag de gauche à droite c’est que votre roue n’est pas voilée.

Un léger voile ne vous empêchera pas de rouler et sera corrigeable, mais si le voile est trop important, il faudra sans doute changer la roue.


Enfin, inspectez les roues pour voir si tous les rayons sont bien présents et s’il n’y en a pas de cassés.

Comme pour le point sur les freins, acheter un vélo avec des rayons cassés ou une roue extrêmement voilée est pour moi aussi rédhibitoire.



Regardez vos pneus. Sont-ils lisses ? Sont-ils craquelés sur les côtés ?

S’ils sont en bon état c’est un plus. S’ils sont trop usés mais que le vélo est en bon état (après avoir fait votre inspection), ce n’est pas gênant.

Dans ce cas, remettre des pneus neufs est une très bonne chose pour repartir sur des bonnes bases avec votre nouvelle monture.



Votre inspection est maintenant terminée. Si vous avez pris le temps de faire ces tests vous avez éliminé un grand nombre de pannes et d’ennuis possibles.

Si le vendeur vous dit que le vélo a été révisé chez un réparateur, demandez-lui simplement la facture qui prouve cette réparation.



Ce qui faut retenir :

  1. Le vélo doit rouler et vous devez pouvoir aller faire un tour.

  2. Le vélo doit freiner.

  3. Les vitesses doivent passer et il ne doit y avoir aucun bruit dont vous n’arrivez pas à identifier la provenance.

  4. On secoue les manivelles (ce qui tient les pédales) pour voir qu’il n’y a pas de jeu.

  5. On inspecte les roues pour vérifier qu’aucun rayon n’est cassé.


Si vous souhaitez acheter un vélo d’occasion et que vous avez besoin de conseils, n’hésitez pas à appeler « Réparation vélo Toulouse », je me ferai un plaisir de vous aiguiller au mieux.



Merci à Emma pour sa relecture avisée